Résumé | Abstract
La délinquance juvénile sous toutes ses formes est de plus en plus imputée à l’usage des substances psychoactives (SPA). Cette étude du profil psychosocial de cinq (05) mineurs de la maison d’arrêt et de correction de Bouaflé, inculpés pour infraction à la législation sur les stupéfiants a été menée, en vue d’affiner notre perception de la problématique des liens droguesdélinquance juvénile. A cet effet, un guide d’entretien a été administré aux mineurs. Il résultait des entretiens que la population étudiée ne s’était pas limitée qu’à la consommation de cannabis qui visiblement était la SPA de prédilection. Au menu de leur consommation, les mineurs ont ingéré d’autres substances psychoactives (SPA), notamment l’alcool, le tabac et le tramadol. Mais de façon générale, le contexte d’usage était en grande partie imputé à un faisceau de facteurs, à savoir socioéconomique, familial et environnemental. Les produits étaient d’un usage récréatif pour la majorité. S’agissant de la source d’approvisionnement, les produits ont été obtenus et consommés au contact de pairs délinquants. Parlant de la fréquence de consommation, elle était régulière pour le cannabis et intermittente pour les autres SPA. En ce qui concernait le degré d’impulsivité, les mineurs ont dit avoir manifesté une réaction impulsive, mais elle était plutôt velléitaire. Il se dégageait, pour ces mineurs qui ont adopté un style de vie déviant que, la consommation des SPA illicites et le parcours délinquant ont emprunté fréquemment des voies qui se chevauchaient. Ces deux comportements ont des facteurs de risque communs. En clair, plus la consommation est problématique, plus l’implication dans les délits sera importante.
Mots clés | Keywords
drogue, délinquance juvénile, profil psychosocial, mineurs, Bouafle